Avant de déclencher le droit d'alerte, le comité d'entreprise doit rencontrer l'expert-comptable pour valider que les faits qui ont attiré l'attention des membres du CE sont bien préoccupants. CE Expertises peut vous accompagner tout au long de cette procédure. 

1. AU PRÉALABLE POUR DÉCLENCHER UN DROIT D'ALERTE

Avant le déclenchement de la procédure, il est nécessaire que le Comité d'entreprise (ou certains de ses membres habilités) nous rencontre pour se connaitre, examiner l’opportunité de cette procédure et définir un cahier des charges et les axes de la mission.

2. INSCRIPTION A L'ORDRE DU JOUR DE QUESTIONS A L'EMPLOYEUR

Exemple : 
"Dans le cadre d'une éventuelle procédure de droit d'alerte, selon les articles L. 2323-50 et suivants et L2325-35 du Code du Travail, le Comité constate des faits très préoccupants quant à la situation économique et à l'emploi. 
Le Comité d'entreprise est alerté par la baisse du chiffre d'affaires, des commandes et de l'activité de l'entreprise. En conséquence il demande : - La direction considère-t-elle cette baisse comme conjoncturelle ou structurelle ? - Quelles mesures sont envisagées pour redresser cette situation ? - L'entreprise dispose-t-elle des moyens financiers suffisants pour relancer cette activité ?" 

 

3. RÉPONSE DE LA DIRECTION LORS DE LA SÉANCE SUIVANTE DU CE

Droit d'alerte - la procédure

Lors de la séance suivante du Comité d'entreprise, la direction doit apporter des réponses aux questions qui lui ont été posées. Deux cas peuvent alors se présenter :

  • Le Comité d'entreprise estime que, compte tenu des réponses apportées par la direction, la situation de l'entreprise n'est pas préoccupante. Dès lors la procédure d'alerte est terminée ;
  • Le Comité d'entreprise estime que les réponses apportées sont insuffisantes ou confirment le caractère préoccupant de la situation économique de l'entreprise. Dans ce cas, la procédure d'alerte est poursuivie et le CE peut, alors, se faire assister par un expert-comptable.

Cette position et la désignation de l'expert-comptable doivent faire l'objet d'un vote sur la base d'un texte tel que : "Après avoir entendu les réponses de la direction, le Comité d'entreprise estime confirmé le caractère préoccupant de la situation économique de l'entreprise ; en conséquence il établira un rapport [ou bien dans les entreprises d'au moins mille salariés, ce rapport est établi par la Commission économique prévue par l'article L2325-23] et désigne le cabinet CE Expertises pour l'assister conformément aux articles L. 2323-50 et suivants et L. 2325-35 du Code du travail."

4. TRAVAIL CONJOINT DU CE (OU DE LA COMMISSION ÉCONOMIQUE) ET DU CABINET CE Expertises

La loi n'impose aucun délai pour ce travail qui doit cependant prendre en compte l'urgence de la situation économique. Concrètement l'expert a des moyens d'investigation étendus. Il peut dès lors analyser les causes réelles des difficultés, en montrer les fondements et proposer des axes de solutions.

CE Expertises conduit toujours cette mission en étroite relation avec le Comité d'entreprise (ou la commission économique) auquel il restitue ses travaux par un rapport détaillé qui se conclut par un avis, lequel résume en quelques pages sa position et les axes d’actions qu'il propose.

Le rapport, distinct, du Comité d'entreprise (ou de la commission économique) s'inspire généralement de celui réalisé par CE Expertises. Sa taille est libre, il peut se résumer à deux ou trois pages. Il doit conclure sur l'opportunité soit de poursuivre l'alerte, soit de la cesser.

5. EXAMEN DE CES RAPPORTS EN RÉUNION PLÉNIÈRE DU CE

Le rapport du cabinet CE Expertises et celui du Comité d'entreprise font l'objet d'un débat en séance plénière. A cette occasion, le CE doit décider :

  • Soit de cesser la procédure d'alerte.
  • Soit de mener cette procédure à son terme.

6. ABOUTISSEMENT DE LA PROCÉDURE

Si le Comité d'entreprise a décidé de mener la procédure à son terme, les deux rapports (celui du cabinet CE Expertises et celui du CE) sont transmis à l'organe le plus élevé de direction de l'entreprise : conseil d'administration, conseil de surveillance, ... Celui-ci doit faire une réponse motivée au Comité d'entreprise.


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