Chaque année, votre CSE est consulté sur la politique sociale de l’entreprise, un moment charnière pour peser sur les conditions de travail et la qualité de vie au travail de vos collègues.
Beaucoup d’élus abordent cette consultation un peu à l’aveugle, faute de temps ou d’appui technique, et laissent filer une occasion concrète d’agir.
CE Expertises accompagne depuis de nombreuses années des CSE partout en France, et nous savons combien un regard extérieur, chiffré et argumenté, change la donne dans les échanges avec la direction.
Vous voulez transformer cette consultation obligatoire en avancées réelles pour les salariés ? La première étape est simple : prenez rendez-vous avec l’un de nos experts pour évaluer ce qui est possible dans votre situation.
Une démarche QVCT sérieuse repose sur des indicateurs suivis dans le temps, pas sur de simples mesures de confort.
L’employeur doit présenter chaque année au CSE un rapport sur la santé, la sécurité et les conditions de travail, ainsi qu’un programme d’amélioration pour l’année à venir.
Le CSE peut se faire assister par un expert-comptable de son choix, rémunéré par l’employeur, pour analyser ces documents.
Depuis 2021, on ne parle plus seulement de QVT mais de QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail), une notion plus exigeante et plus proche du travail réel.
Les entreprises de plus de 50 salariés dotées d’un CSE doivent intégrer la QVCT à leur négociation annuelle obligatoire.
Le rôle du CSE dans la consultation sur les conditions de travail
Un rapport écrit dressant le bilan de la situation générale de la santé, de la sécurité et des conditions de travail dans l’entreprise, ainsi que des actions menées au cours de l’année. Le travail de nuit et la prévention des effets de l’exposition aux facteurs de pénibilité (article L. 4161-1 du code du travail) doivent y faire l’objet d’un traitement spécifique.
Un programme de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail pour l’année à venir, avec la liste détaillée des mesures prévues, leurs conditions d’exécution et une estimation de leur coût.
Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), que l’employeur doit tenir à jour et qui nourrit largement ce rapport.
Que fait ensuite le CSE ?
Cette présentation n’est pas une simple formalité d’information : le CSE est réellement consulté et doit rendre un avis. Le Code du travail précise que le comité peut, à cette occasion, proposer un ordre de priorité et l’adoption de mesures supplémentaires.
Concrètement, cela vous permet de vérifier que les actions promises l’année précédente ont bien été mises en place, d’obtenir des explications si ce n’est pas le cas et de réagir aux priorités que la direction envisage pour la suite.
Bon à savoir : le CSE a le droit de se faire assister par un expert-comptablerémunéré par l’entreprise, pour analyser ce rapport et ce programme (article L. 2315-80). Nos équipes examinent notamment si les mesures prévues correspondent aux priorités des salariés, si certaines catégories de personnel (CDD, intérimaires, mis à disposition) sont oubliées, et si les délais de mise en œuvre sont raisonnables.
Une consultation plus large : politique sociale, conditions de travail et emploi
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, la loi Rebsamen a regroupé les obligations d’information et de consultation récurrentes du CSE en trois grandes consultations annuelles, dont celle sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi. Les ordonnances Macron ont confirmé sa place centrale (article L. 2312-17). Selon l’article L. 2312-26, elle doit porter notamment sur :
l’évolution de l’emploi, les qualifications, le programme pluriannuel de formation, l’apprentissage ;
les conditions d’accueil en stage ;
les actions de prévention en matière de santé et de sécurité ;
les conditions de travail ;
les congés, l’aménagement et la durée du temps de travail ;
l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et le droit d’expression des salariés.
Là encore, le CSE peut se faire assister par un expert-comptable de son choix, rémunéré par l’employeur. Nous vous aidons à décrypter les choix faits par votre entreprise, à restituer les enjeux à l’écrit comme à l’oral, et à obtenir des éléments de comparaison avec d’autres entreprises de votre secteur pour préparer vos négociations.
De la QVT à la QVCT : une notion qui a changé de sens
L’Accord National Interprofessionnel (ANI) de juin 2013 posait déjà les bases : les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail, et leur capacité à s’exprimer et à agir sur son contenu, déterminent leur perception de la qualité de vie au travail. En tant que successeur du CHSCT, le CSE a vocation à jouer un rôle de premier plan dans cette amélioration.
Depuis la loi n° 2021-1018 du 2 août 2021, transposant l’ANI du 9 décembre 2020, le terme QVT a officiellement laissé la place à la QVCT, Qualité de Vie et des Conditions de Travail.
Ce n’est pas un simple changement de sigle : la QVT « première génération » se concentrait souvent sur le bien-être au sens large (salle de sieste, babyfoot, cours de yoga). La démarche QVCT, elle, impose une approche systémique, centrée sur le contenu réel du travail, son organisation, la prévention des risques psychosociaux (RPS) et la capacité des équipes à dialoguer pour construire des solutions.
Derrière la QVCT, on distingue généralement trois familles d’enjeux :
Type d’enjeu
Ce qu’il recouvre
Enjeux du travail
Autonomie, sens du travail, droit à l’erreur, sentiment d’être utile et efficace ; liés directement à la santé au travail
Enjeux sociétaux
Âge, handicap, situation familiale, télétravail, conciliation des temps ; renforcent le sentiment d’équité et la loyauté à l’entreprise
Enjeux du marché
Concurrence, évolutions technologiques, mobilité professionnelle ; réduisent le stress face au changement et sécurisent l’avenir professionnel
Bon à savoir : en 2023, seuls 5,7 % des accords d’entreprise conclus traitaient explicitement des conditions de travail, contre 40,3 % pour l’épargne salariale. La QVCT progresse, mais reste encore un thème minoritaire dans les négociations — une raison de plus pour votre CSE de s’en saisir activement.
Un cadre méthodologique porté par l’Anact
L’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) propose un référentiel structuré autour de trois ambitions :
faire du travail un facteur de santé plutôt que de souffrance,
renforcer le pouvoir d’agir individuel et collectif,
améliorer concrètement le travail d’aujourd’hui en anticipant celui de demain.
Les principes de méthode recommandés consistent à s’accorder sur une vision commune de la QVCT, organiser le dialogue sur le travail, expérimenter localement, puis évaluer collectivement les effets des actions sur la santé et la performance.
L’ANI du 9 décembre 2020 impose aux entreprises de plus de 50 salariés dotées d’un CSE d’intégrer la QVCT dans leur négociation annuelle obligatoire sur l’égalité professionnelle (article L. 2242-17 du code du travail). On parle d’accords « de seconde génération » lorsque employeur et partenaires sociaux dépassent les intentions générales pour toucher au cœur du travail réel : répartition des charges, autonomie, rythmes, processus de décision.
Des entreprises comme ArcelorMittal, Eurovia Béton, Lafitte TP ou la MGEN ont signé des accords intégrant télétravail, parentalité, régulation numérique et groupes d’échange sur les pratiques — autant d’exemples utiles pour nourrir vos propres négociations.
Ce que doit contenir un accord QVCT efficace
Un accord QVCT ne peut pas se contenter d’affirmer de bonnes intentions. Pour être réellement opérant — et pour tenir juridiquement, la jurisprudence exigeant désormais des mesures effectives et proportionnées —, il doit prévoir :
indicateurs de suivi,
un comité de pilotage associant employeur, salariés et service de santé au travail,
une évaluation annuelle permettant d’ajuster les actions si les résultats ne sont pas atteints.
Thèmes traités
Exemples concrets
Organisation du travail
Révision des plannings, lissage de la charge, droit à la déconnexion réel
Reconnaissance et sens
Dispositifs de reconnaissance non pécuniaire, gestion des évolutions de poste
Santé et prévention
Bruit, ergonomie, troubles musculosquelettiques, analyse des accidents du travail
Dialogue professionnel
Espaces de discussion sur le travail, formation des managers
Télétravail
Tâches télétravaillables, droit à la réversibilité, prise en charge des frais
Le rôle du CSE dans la démarche QVCT
Le CSE est un interlocuteur naturel de toute réflexion sur l’organisation du travail et la santé des salariés. Il doit être informé et consulté sur les politiques QVCT mises en place, associé en amont aux projets impactant le travail (réorganisations, télétravail…) et impliqué dans le pilotage des démarches, aux côtés de la direction.
En matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, le CSE exerce les attributions de l’ancien CHSCT dans les entreprises de plus de 50 salariés et contribue à la prévention des risques professionnels (articles L. 2312-5 et suivants). Concrètement, un CSE actif peut :
participer à l’analyse des situations de travail et au recueil des besoins des collaborateurs ;
être associé à la rédaction et au suivi des accords QVCT, via un comité de pilotage dédié ;
veiller au respect des engagements pris sur les risques psychosociaux, le droit à la déconnexion et l’articulation vie pro/vie perso ;
s’appuyer sur des indicateurs de santé (accidents, inaptitudes), de perception (satisfaction, sentiment d’équité) et de fonctionnement (absentéisme) pour objectiver ses demandes.
Dans les entreprises d’au moins 300 salariés, une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) s’impose, tout comme dans les établissements exposés à des risques particuliers, sans condition d’effectif (article L. 2315-36). En dessous de ce seuil, l’inspection du travail peut en imposer la création, ou un accord d’entreprise peut la mettre en place volontairement (article L. 2315-43). Émanation du CSE, la CSSCT prépare ses réunions et délibérations sur ces sujets, mais ne peut ni recourir à un expert, ni exercer les attributions consultatives réservées au comité.
CE Expertises, cabinet d’expertise-comptable spécialisé dans l’accompagnement des CSE, vous aide à identifier les enjeux propres à votre entreprise.
Recensez le ressenti des salariés sur leur qualité de vie au travail, repérez vos points forts et vos axes d’amélioration et construire des bases solides pour vos négociations — en vous appuyant sur des comparaisons sectorielles et des exemples d’accords innovants.
Échangez avec un expert pour préparer votre prochaine consultation ou votre prochaine négociation QVCT.
Le sens donné au travail, la charge de travail, les relations avec les collègues et l’encadrement, l’organisation du travail, l’ergonomie des postes et la capacité à concilier vie professionnelle et vie personnelle sont les principaux facteurs identifiés par l’Anact et l’ANI.
On combine généralement trois familles d’indicateurs : des indicateurs de santé (accidents, maladies professionnelles, inaptitudes), des indicateurs de perception (enquêtes de satisfaction, sentiment d’équité) et des indicateurs de fonctionnement (absentéisme, turnover, taux de non-qualité).
Révision de l’organisation et des plannings, encadrement du droit à la déconnexion, création d’espaces de dialogue sur le travail, formation des managers, mesures sur l’ergonomie et le bruit, ou encore dispositifs de reconnaissance non pécuniaire.
Un collectif de travail bien organisé, soutenu et associé aux décisions est plus efficient : l’Anact et l’INRS soulignent la synergie entre prévention des risques et performance organisationnelle, à condition que la démarche soit suivie et pilotée dans la durée.
Le CSE doit être informé et consulté sur la politique sociale et les conditions de travail chaque année. Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, la QVCT doit être intégrée à la négociation annuelle obligatoire (article L. 2242-17).
Une mauvaise qualité de vie au travail favorise les risques psychosociaux (stress, épuisement), les troubles musculosquelettiques et, plus largement, l’absentéisme et le désengagement des collaborateurs.
Le dialogue sur le travail — espaces d’échange, analyse collective des situations, remontée régulière des besoins — est identifié par l’Anact comme l’un des leviers les plus efficaces pour construire des actions adaptées et durables.
Les attentes varient : les plus jeunes salariés valorisent souvent la flexibilité et le sens du travail, tandis que les générations plus expérimentées peuvent davantage attacher d’importance à la stabilité et à la reconnaissance de leur parcours professionnel.
Aménagement du temps de travail, encadrement du télétravail, droit à la déconnexion effectif, ou encore accompagnement à la parentalité figurent parmi les mesures les plus fréquentes dans les accords récents.
Pour l’entreprise : attractivité, fidélisation, performance durable. Pour les salariés : santé préservée, sentiment d’équité et d’utilité, meilleure articulation entre vie professionnelle et vie personnelle.
En s’appuyant sur un diagnostic partagé, en associant le CSE et les collaborateurs dès la phase de réflexion, et en construisant une démarche QVCT évaluée dans la durée plutôt que ponctuelle.
La qualité de vie au travail correspond aux conditions dans lesquelles les salariés exercent leur activité et à leur capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de leur travail, telle que définie par l’ANI de juin 2013.
En engageant une démarche structurée : état des lieux, association du CSE et des salariés, expérimentations locales, puis évaluation collective des effets obtenus sur la santé et la performance, selon la méthode recommandée par l’Anact.
En savoir plus
Voir les trois consultations récurrentes obligatoires du CSE
Voir la mission dans le cadre de la consultation sur la situation économique et financière
Voir la mission dans le cadre de la consultation sur les orientations stratégiques
Voir les missions avec des problématiques sur la santé, la sécurité et les conditions de travail
Voir la mission d’assistance à la négociation collective sur l’égalité
Négocier un accord stratégique pour le CSE
Négocier un accord sur la BDES
Voir la procédure de désignation à suivre pour nous faire intervenir
Nous vous avons sollicités pour nous accompagner dans la lecture et compréhension de la situation économique et financière. Merci pour cet accompagnement éclairant et votre disponibilité constante.
Thibault
07:43 10 Mar 25
Excellent cabinet d’expertise comptable ! Une équipe pluridisciplinaire réactive, à votre écoute et qui prend le temps de bien vous expliquer !Leur accompagnement a été la clé pour notre CSE dans le cadre de notre info consultation.Je recommande les yeux fermés
Frédérique B.
16:14 08 Mar 25
CE Expertises a accompagné notre CSE, et a été vraiment à notre écoute, ils ont su se mettre à notre portée, expliquer les choses simplement et ont été de très bons conseils. Ils ont fait plus que nous accompagner, ils nous ont donné une boite à outils qui nous permet de pouvoir interagir avec notre direction, et surtout, même si leur mission première est terminée, ils sont toujours disponibles pour des questions supplémentairesA recommander !!
Sarah L.
08:58 03 Mar 25
CE expertises nous a accompagné tout au long de notre première consultation éco et financière. Les experts étaient très réactifs et pédagogues. L’analyse était complète et nous a permis de mettre en lumière des éléments que nous n’aurions pas vu sans eux. Enfin, merci pour votre disponibilité et votre gentillesse !
CSE BMI (Secrétaire C.
13:12 20 Oct 23
Nous avons été très satisfait de la qualité de la prestation de « CE expertise » qui a sut répondre rapidement à toutes nos interrogations.La synthèse est de qualité et complète.Les réunions en visio étaient un plus et permettais d’échanger régulièrement.La présentation en physique à la réunion CSE de la synthèse a été professionnel.Le tarif est compétitif.Nous recommandons à tous les CSE.Le CSE de BMI.
franck C.
08:26 06 Oct 23
Sousou K
19:52 16 Mar 23
Super cabinet d’expert-comptable !!!Grâce à leur expertise nous avons gagné au tribunal des prud’hommes contre notre entreprise pour un PSE (plan social économique) illégitime!!Nous faisons intervenir CE Expertise chaque année pour l’expertise des comptes d’entreprise et à chaque fois ils font du super boulot!!Ils sont très très réactifs!!Je suis élu CGT et je le recommande vivement!!
Eric F.
19:39 20 Nov 22
Ce fut une excellente prestation, très professionnelle, avec conseils pertinents et pédagogie. Il est rassurant d’avoir affaire à des experts de confiance. Merci beaucoup pour le travail effectué.
corning G.
14:27 10 Nov 22
Professionnalisme et disponibilité. Nous travaillons avec Mr Gamot depuis plusieurs années, il est toujours de bon conseil et connait très bien notre entreprise
D V.
08:59 12 Oct 22
Je recommande sans hésitation l’expertise de Mr Gamot qui nous rend au sein du CSE de façon annuelle des rapports sur la politique sociale et la situation économique et financière de qualité en plus de sa disponibilité !
Aurelie M
16:48 04 Oct 22
Je recommande sincèrement Gregory Gamot c’est une personne très disponible, à l’écoute de très bons conseils, sait s’adapter à chaque personne, je suis très contente de cette collaboration et je ne doute pas qu’il en aura encore pleins d’autres … n’hésitez pas a le contacter!!
Toussaint B.
13:28 30 Sep 22
Je recommande fortement cette entreprise…..
rania A.
08:21 18 Sep 22
L’accompagnement de CE Expertises nous a été extrêmement utile. L’analyse et les recommandations ont été très faites avec un grand professionnalisme, avec précision et étaient facile à comprendre. Cabinet très disponible, réactif. Je recommande vivement.
Magali M.
14:09 16 Sep 22
Super accompagnement lors de notre sortie du groupe Sanofi, super réactivité pour répondre à nos questions et même sur des questions de dernière minute.Merci pour le travail et le professionnalisme
Christophe B.
10:18 16 Sep 22
Une confiance absolue, disponible, à l’écoute. Nous le recommandons pour traiter vos expertises, cela fait des années de travail en commun.